Comprendre les jours rouges tempo et leur impact sur la consommation d’énergie

découvrez ce que sont les jours rouges tempo et comment ils influencent votre consommation d'énergie pour mieux gérer votre budget électrique.

Comprendre les jours rouges Tempo demande à la fois un peu de science du réseau, une pincée de prévision météo et une bonne dose de stratégie domestique. L’option tarification tempo d’EDF segmente l’année en trois couleurs — bleu, blanc, rouge — pour moduler le prix du kilowattheure selon la tension sur le réseau. Les jours rouges, concentrés en hiver, déclenchent des tarifs très élevés afin d’inciter à une réduction de consommation et à une meilleure gestion de la demande. Comprendre pourquoi et comment ces jours sont choisis, quel est leur véritable impact énergétique sur la facture et, surtout, quelles actions concrètes adopter, c’est l’objet des paragraphes qui suivent. Les explications combinent données officielles, exemples chiffrés et scénarios pratiques pour un foyer type chauffé à l’électricité.

  • Jours rouges Tempo : 22 jours par saison, uniquement en semaine entre 1er novembre et 31 mars.
  • Tarification tempo : six tarifs selon la couleur du jour et la plage (heures pleines/creuses).
  • Consommation d’énergie : la notion clé est la consommation nette, calculée après production fatale (renouvelables).
  • Impact énergétique : un jour rouge peut multiplier par 3 à 4 le coût du kWh en heures pleines.
  • Anticipation : la couleur du jour est annoncée la veille à 17h ; des outils de prévision existent pour planifier.

Que sont les jours rouges Tempo et comment sont-ils déterminés ?

Les jours rouges correspondent aux journées où le prix du kilowattheure est le plus élevé dans le dispositif Tempo. Le mot technique central ici est kWh (kilowattheure) : unité d’énergie consommée, qui exprime la quantité d’électricité utilisée pendant une heure par un appareil d’une puissance d’un kilowatt. Le mécanisme Tempo vise à ajuster le prix du kWh en fonction de la tension sur le réseau électrique national, et la sélection des jours est opérée par RTE (Réseau de Transport d’Électricité), filiale qui applique un algorithme pour choisir la couleur du jour.

La sélection repose sur la notion de consommation nette, définie comme la consommation nationale d’électricité après déduction de la production dite « fatale » provenant principalement d’énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire). Dès lors, un paramètre technique apparaîtra souvent : le terme seuil de consommation, qui déclenche un changement de couleur lorsque la consommation nette dépasse un niveau critique. RTE combine ces données avec des prévisions météorologiques (températures, nébulosité, vent) et des modèles de charge pour anticiper la tension du réseau.

Les règles de gestion sont strictes et encadrées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). On notera : 22 jours rouges à positionner chaque saison Tempo (1er septembre – 31 août mais placés entre 1er novembre et 31 mars), aucun jour rouge le samedi, dimanche ou les jours fériés, et un maximum de 5 jours rouges consécutifs. Ces contraintes garantissent une distribution réglementée et évitent d’assécher les consommateurs d’un coup avec des séries excessives de jours onéreux.

Concrètement, l’algorithme de RTE intègre :

  • prévisions de consommation nationale horaire ;
  • prévisions de production (nuances entre nucléaire, hydraulique, renouvelable) ;
  • facteurs météorologiques influant sur la demande (température, vent, nébulosité) ;
  • stock de jours rouges restants et règles de répartition saisonnière.

Exemple réel : lorsqu’une vague de froid plonge la température moyenne nationale sous 4–5 °C, la consommation de chauffage augmente fortement. Si les modèles prévoient une consommation nette dépassant le seuil critique pour une journée donnée, RTE active un jour blanc ou rouge selon l’intensité. En février 2025, le différentiel tarifaire entre bleu et rouge a rendu la décision très visible dans les foyers : en heures pleines un jour rouge peut atteindre 0,7060 €/kWh (valeur observée durant la saison 2025-2026), contre 0,1612 €/kWh pour un jour bleu.

La conséquence immédiate est comportementale : la connaissance du mécanisme crée une incitation économique à la réduction de consommation sur les jours rouges, notamment pendant les heures pleines (6h–22h). L’anticipation devient donc la clé pour minimiser l’impact sur la facture et éviter les effets de bord sur le réseau national.

En synthèse : les jours rouges résultent d’un croisement entre prévisions de consommation, production intermittente et contraintes réglementaires ; leur rôle est d’orienter la consommation d’électricité pour préserver la stabilité du réseau. C’est une alarme tarifaire autant qu’un signal de pilotage pour la gestion domestique.

Tarification Tempo : chiffres, exemple concrets et calculs d’impact sur la consommation d’énergie

Le cœur du dispositif Tempo, c’est la tarification tempo. Ce terme signifie que le coût du kWh varie selon la couleur du jour et la plage horaire (heures pleines vs heures creuses). Définissons d’abord deux termes : heures pleines (période où le prix est plus élevé, généralement 6h–22h) et heures creuses (période moins coûteuse, classiquement 22h–6h). La différence de prix entre ces plages est souvent exploitée pour réaliser des économies importantes en déplaçant la consommation.

Voici un tableau synthétique reprenant la grille tarifaire actualisée au 1er avril 2026 pour des puissances courantes (valeurs TTC). Ce tableau montre le contraste entre jours bleus, blancs et rouges et met en évidence l’impact direct sur la facture.

Puissance (kVA) Abonnement € / mois Jour bleu HP €/kWh Jour bleu HC €/kWh Jour blanc HP €/kWh Jour blanc HC €/kWh Jour rouge HP €/kWh Jour rouge HC €/kWh
6 15,59 € 0,1612 € 0,1325 € 0,1871 € 0,1499 € 0,7060 € 0,1575 €
9 19,38 € 0,1612 € 0,1325 € 0,1871 € 0,1499 € 0,7060 € 0,1575 €
12 23,07 € 0,1612 € 0,1325 € 0,1871 € 0,1499 € 0,7060 € 0,1575 €

Un exemple parlant : une machine à laver consomme en moyenne 1,5 kWh par cycle. Le coût du cycle en heures pleines pour chaque couleur :

  • Jour bleu : 1,5 × 0,1612 = 0,24 €
  • Jour blanc : 1,5 × 0,1871 = 0,28 €
  • Jour rouge : 1,5 × 0,7060 = 1,06 €
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Le même raisonnement appliqué au chauffage met en lumière l’impact réel sur la facture. Pour un logement de 80 m2 chauffé électrique consommant 40 kWh/jour en hiver, avec 60 % de cette consommation en heures pleines (24 kWh) :

  • Jour bleu (HP) : 24 × 0,1612 = 3,87 €
  • Jour rouge (HP) : 24 × 0,7060 = 16,94 €
  • Différence par jour rouge : 13,07 €

Si le foyer ne modifie pas ses usages pendant les 22 jours rouges annuels, le surcoût potentiel atteint plus de 286 € sur la saison, uniquement pour la part chauffage (sans compter les appareils ménagers). Ces chiffres illustrent pourquoi la réduction de consommation les jours rouges est prioritaire pour limiter l’impact sur la facture.

Autre point important : les heures creuses restent relativement abordables même les jours rouges (0,1575 €/kWh), ce qui signifie que programmer vos machines, chauffe-eau et la recharge d’un véhicule électrique la nuit est une stratégie efficace. Mais attention aux contraintes pratiques et au confort : déplacer le chauffage à la nuit n’est pas toujours possible sans système adapté (chauffe-eau tampon, thermostat programmable, gestionnaire d’énergie).

La faible réduction de l’offre Tempo depuis la baisse réglementaire de 2025 rend l’option moins attractive pour certains profils. La CRE a réduit de ~15 % les tarifs réglementés à partir de février 2025, mais l’offre Tempo n’a vu qu’une baisse marginale (~2 %), renforçant la nécessité d’un calcul précis pour savoir si Tempo est rentable pour un foyer donné.

Insight : le tarif en lui-même est une invite à agir — décaler, piloter, isoler — et la vraie économie vient d’une stratégie combinée entre gestion de la demande et choix d’équipements adaptés.

Calendrier et règles pratiques : quand tombent les jours rouges et quelles sont les contraintes

La gestion des jours rouges n’est pas laissée au hasard. Plusieurs règles encadrent leur placement afin d’assurer une répartition équilibrée et de protéger les consommateurs. Le concept essentiel ici est la saison Tempo : période administrative allant du 1er septembre au 31 août suivant. Toutefois, les 22 jours rouges doivent être positionnés strictement entre le 1er novembre et le 31 mars — période qui correspond aux mois de chauffage intensif.

Principales règles à connaître :

  • Période de placement : uniquement du 1er novembre au 31 mars.
  • Exclusion des week-ends et jours fériés : jamais un samedi, dimanche ou jour férié.
  • Limite de succession : maximum 5 jours rouges consécutifs.
  • Jours blancs : programmables toute l’année sauf le dimanche (les dimanches sont systématiquement bleus).

Ces règles cherchent à concilier besoin de gestion du réseau et équité pour les abonnés. Par exemple, interdire les jours rouges le week-end évite de pénaliser les familles qui passent davantage de temps à domicile. La contrainte des 5 jours consécutifs empêche également une série qui plomberait trop longtemps un foyer sans marge de manœuvre.

Répartition historique : les mois de janvier et février concentrent généralement la majorité des jours rouges, la fréquence augmentant lors des vagues de froid. Novembre et mars servent de « tampon » avec quelques jours rouges lors des premières et dernières vagues. En pratique, la distribution annuelle respecte le quota de 22 jours, mais l’algorithme de RTE veille à lisser l’impact afin d’éviter des pics trop concentrés sur quelques semaines.

Un point technique à expliquer : la corrélation météo-consommation. La température extérieure est le principal déclencheur : chaque degré de baisse sous une référence climatologique entraîne une augmentation de la consommation nationale d’environ 2 400 MW. Quand la demande approche ou dépasse des seuils proches de la capacité disponible (par ex. > 80 GW), l’activation d’un jour rouge devient probable.

Exemple pratique : imaginons une petite ville touchée par un anticyclone froid apportant des nuits à −2 °C et des journées autour de 0 °C. La consommation de chauffage, d’éclairage et d’appareils augmente soudainement. Si la prévision horaire de consommation nette dépasse le seuil prévu par RTE, l’algorithme positionne un jour rouge en semaine pour « inciter » la réduction de la demande. EDF informe ensuite les abonnés Tempo la veille, vers 17h, afin de laisser le temps d’organiser les décalages.

Limites à noter : si un foyer dépend fortement du chauffage électrique sans possibilité d’inertie (pas d’accumulateur thermique, mauvaise isolation), la capacité à réduire sa consommation est limitée. De même, le travail à domicile augmente la consommation diurne, rendant certains profils moins compatibles avec l’option Tempo. C’est pourquoi il est essentiel d’évaluer la flexibilité réelle de son logement et de ses habitudes avant d’adopter Tempo.

Un dernier élément de calendrier : la liste des jours rouges n’est pas publiée à long terme par EDF ; seule la couleur du lendemain est officialisée chaque jour. Des services tiers proposent des prévisions à plusieurs jours, mais elles ne remplacent pas l’annonce officielle de la veille.

En bref : connaître les règles permet d’anticiper ; respecter les contraintes (week-ends, succession maximale) évite les mauvaises surprises et guide les stratégies de réduction.

Outils et méthodes pour anticiper les jours rouges : prévision, alertes et calendrier

La meilleure arme contre les jours rouges est l’anticipation. Le terme clé ici est prévision : estimation à court terme de la couleur Tempo fondée sur les données météo et la consommation. Officiellement, EDF annonce la couleur du lendemain vers 17h, mais des outils externes permettent d’étendre cet horizon et d’organiser une véritable stratégie de gestion de la demande.

Solutions disponibles :

  • les notifications EDF (couleur du lendemain) ;
  • services tiers de prévision (par ex. TempoForecast) qui utilisent météo, données RTE et machine learning pour prédire la couleur jusqu’à 5 à 15 jours ;
  • applications domotiques pilotant les charges selon la couleur prévue ;
  • alertes SMS/WhatsApp pour prévenir la veille et permettre le reprogrammation des appareils.
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Technique fondamentale : l’algorithme de prévision combine des séries temporelles de consommation, des modèles météorologiques à haute résolution sur plusieurs villes représentatives et des contraintes réglementaires (nombre de jours rouges restants). Par exemple, TempoForecast entraîne son modèle sur les 6 saisons précédentes et pondère la température moyenne nationale, la nébulosité et la vitesse du vent pour ajuster la probabilité d’un jour rouge.

Exemple d’usage concret : Léa, locataire d’un appartement de 80 m2, consulte la prévision à 5 jours. Trois jours sont signalés à risque élevé. Elle programme son lave-linge et son lave-vaisselle pour les heures creuses, augmente légèrement la consigne du chauffe-eau la veille, et active une réduction de 2 °C sur le thermostat programmable les jours rouges. Résultat : réduction visible de la facture et confort préservé grâce à l’inertie thermique.

Outils domotiques : un gestionnaire d’énergie (smart home hub) peut automatiser la stratégie. Exemple d’enchaînement actionnable :

  1. Réception de l’alerte jour rouge J-1 à 17h.
  2. Le système bascule automatiquement lave-linge et évite la mise en route en HP.
  3. Thermostat baisse la consigne de 2 °C sur la journée rouge ; le chauffe-eau fonctionne en priorité durant la plage HC.
  4. Notification envoyée à l’occupant en cas de consommation anormale.

Sources et fiabilité : la prévision officielle reste la couleur du lendemain. Les modèles à plus long terme restent probabilistes ; ils aident à préparer mais n’offrent pas de garantie. C’est pourquoi l’association d’une alerte officielle (EDF) et d’un modèle prédictif augmente la réactivité domestique sans remplacer l’annonce finale.

Intégrer ces outils permet d’optimiser les transferts de charge vers les heures creuses et de réduire l’impact financier et le stress lors des périodes de pic. La prochaine section donnera des actions pratiques et testées pour limiter la consommation en jour rouge.

Stratégies domestiques pour survivre (et économiser) les jours rouges Tempo

Passons à la pratique : quelles actions précises adopter la veille et le jour J pour limiter l’impact des jours rouges sur la facture ? La réponse combine bons réflexes, programmation d’appareils et quelques choix d’équipement. Définition utile : gestion de la demande — ensemble des méthodes visant à réduire ou déplacer la consommation électrique pour limiter les pointes.

Actions prioritaires (liste actionnable) :

  • Programmer les appareils : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau et recharge véhicule sont à déplacer en heures creuses (22h–6h).
  • Baisser la consigne du chauffage de 2–3 °C le jour rouge ; augmenter l’isolation ponctuelle (rideaux, couvertures) pour compenser.
  • Éteindre les veilles : multiprises coupées, charges inutiles débranchées — les veilles représentent 10–15 % de la consommation d’un foyer.
  • Cuisiner malin : micro-ondes ou cuisson en cocotte plutôt que four électrique long.
  • Utiliser l’inertie : chauffer brièvement et intensément la veille en fin de journée pour profiter de l’inertie thermique pendant le jour rouge.

Exemples concrets et chiffrés :

  • Déplacer une charge de 10 kWh des heures pleines vers les heures creuses économise environ 10 × (0,1612 − 0,1575) ≈ 0,037 € sur un jour bleu vs rouge, mais l’économie réelle provient d’éviter le prix rouge (0,7060 €/kWh) — soit près de 5,48 € d’épargne pour 10 kWh si on évite HP en jour rouge.
  • Baisser 2 °C sur la consigne pour un appartement bien isolé peut réduire de 6–10 % la consommation chauffage sur la journée.

Matériel et dispositifs recommandés :

  • thermostat programmable ou connecté ;
  • prise connectée pour piloter les appareils électroménagers ;
  • chauffe-eau pilotable (programmateur HC) ;
  • isolation ponctuelle : coupe-froid, rideaux thermiques.

Limites et contraintes : tout le monde ne dispose pas de la même flexibilité. Un logement mal isolé ou des occupants présents la journée (télétravail) réduisent la capacité à basculer la consommation. De plus, certains usages sont difficiles à déplacer (cuisson du déjeuner, utilisation continue d’appareils médicaux). Ces contraintes doivent être évaluées avant d’appliquer les mesures.

Astuce lifestyle : pour garder le moral malgré la contrainte tarifaire, transformer la planification en jeu familial (qui programmera la machine la nuit) et profiter d’occasions conviviales (repas préparés la veille) peut rendre la gestion plus acceptable. Pour les lecteurs intéressés par un autre registre culturel, un bon café chaud préparé la veille au soir peut rendre les matinées de jour rouge moins pénibles — découvrir les saveurs et bienfaits dans des ressources complémentaires peut inspirer des routines douces (les bienfaits du café).

En conclusion de cette section pratique : la combinaison programmation + réduction ponctuelle + isolation légère permet de transformer la contrainte des jours rouges en opportunité d’optimiser sa consommation et d’améliorer son efficacité énergétique.

Impact énergétique national et rôle des renouvelables dans la sélection des jours rouges

Au niveau macro, les périodes de pic font peser une pression sur le réseau national et obligent RTE à piloter la couleur Tempo pour préserver la sécurité d’approvisionnement. Le concept technique central est ici la production fatale : électricité produite par les renouvelables lorsqu’elle n’est pas immédiatement consommée. Cette production est déduite pour obtenir la consommation nette qui sert de base à la décision.

La montée des renouvelables complexifie la situation. Les parcs éoliens et solaires injectent une énergie intermittente : certains jours, la production dépasse la demande locale et crée un surplus, d’autres jours, les conditions météo réduisent la production alors que la demande augmente (période froide et grise). L’intermittence entraîne une volatilité accrue de la consommation nette, obligeant RTE à intégrer des scénarios plus nombreux et plus nuancés dans l’algorithme de placement des jours rouges.

Lorsque la production renouvelable est faible (peu de vent, peu de soleil) et que la température baisse, la consommation du chauffage s’envole. Si la consommation nette dépasse un seuil, RTE positionne un jour blanc ou rouge. Ce mécanisme est un instrument de gestion de la demande : en rendant le kWh plus cher certains jours, le tarif incite les consommateurs à réduire la demande et ainsi à diminuer le risque de surcharge ou de coupure.

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Impact sur l’ensemble du système :

  • réduction des pics permet d’éviter des recours coûteux aux centrales d’appoint (turbines à gaz, importations) ;
  • meilleur équilibre réseau favorise la sécurité d’approvisionnement ;
  • incitation à l’efficience énergétique et au stockage (batteries domestiques, water heaters tampons).

Études et chiffres : lors d’épisodes de froid extrême, la consommation nationale peut dépasser 80 GW. Chaque degré de baisse de la température entraîne une hausse d’environ 2 400 MW. Ces ordres de grandeur expliquent pourquoi la tarification tempo n’est pas une simple variation de prix mais un outil de pilotage de l’ensemble du parc électrique.

Conséquence pour le consommateur : la valeur sociale de la réduction de consommation pendant les jours rouges va au-delà de l’économie individuelle. En réduisant la demande, les abonnés contribuent à limiter l’utilisation de moyens de production coûteux et émetteurs. C’est un petit geste domestique au fort effet collectif.

Insight final : la dynamique entre renouvelables, demande et tarification montre que les jours rouges sont autant un signal économique qu’un instrument d’équilibre technique pour le système électrique national.

Étude de cas : Léa, 80 m² chauffé électrique — simulation de gains, contraintes et scénarios

Fil conducteur : Léa habite un appartement de 80 m² en périphérie d’une grande ville et bénéficie de l’offre Tempo. Ce cas sert d’exemple concret pour mesurer l’impact des jours rouges et tester des stratégies. Les paramètres initiaux : logement mal isolé, chauffage électrique total, consommation moyenne hivernale 40 kWh/jour, abonnement 9 kVA.

Définitions : puissance (kVA) = capacité souscrite ; abonnement = coût fixe mensuel. Ces éléments influeront sur la facture et la possibilité de basculer des charges.

Scénario 1 — Pas d’adaptation :

  • Consommation journalière en HP : 24 kWh.
  • Coût jour rouge HP : 24 × 0,7060 = 16,94 €.
  • Sur 22 jours rouges : 22 × 16,94 = 372,68 € pour la part HP.

Scénario 2 — Anticipation et actions :

  • Programmation lave-linge et lave-vaisselle en HC ; report de 6 kWh par jour rouge en HC.
  • Baisse de la consigne chauffage de 2 °C (gain estimé 8 % sur la consommation HP). Ainsi HP réduit de 24 kWh à ≈ 22,1 kWh effectifs.
  • Coût jour rouge recalculé : 22,1 × 0,7060 + 6 × 0,1575 ≈ 15,59 € + 0,945 € = 16,54 € (au lieu de 16,94 €) ; économie faible ici mais cumulative.

Gain annuel approximatif : en combinant report et baisse de consigne, Léa peut économiser entre 150 et 300 € sur la saison selon l’efficacité des reports et l’isolation. Le point clé : l’isolation joue un rôle disproportionné. Un investissement d’isolation (calfeutrage, rideaux thermiques) peut réduire la sensibilité aux jours rouges et rendre la stratégie plus robuste.

Ressources et alternatives : pour les occupants envisageant des travaux, le lien suivant fournit des conseils immobiliers pratiques sur l’isolation et l’optimisation du logement — utile pour évaluer la rentabilité des travaux (guide immobilier MySeLogerPro).

Limites et cas particuliers : si Léa travaille à domicile, la réduction diurne est plus complexe. Si un membre de la famille utilise un équipement médical électrique, le report n’est pas possible. Ces contraintes doivent être intégrées au plan d’action.

Insight : pour un foyer comme celui de Léa, la combinaison d’une meilleure isolation, d’une automatisation des charges et d’une curieuse discipline tarifaire transforme Tempo d’un risque en opportunité d’économie.

Choisir l’option Tempo : avantages, inconvénients, alternatives et checklist de décision

La décision d’opter pour Tempo implique un arbitrage. Le terme utile ici est profil de consommation : ensemble des usages et horaires de fonctionnement des appareils dans un foyer. L’analyse doit être pragmatique et chiffrée.

Avantages de Tempo :

  • tarif avantageux sur 300 jours bleus ;
  • incitation forte à optimiser la consommation et développer l’efficacité énergétique ;
  • compatibilité avec les usages pilotables (chauffe-eau, lave-linge, véhicule électrique).

Inconvénients :

  • 22 jours rouges à effet potentiellement coûteux si la consommation n’est pas modulée ;
  • nécessité d’une flexibilité comportementale ou d’équipements pilotables ;
  • rentabilité dépend fortement de l’isolation et du profil d’occupation.

Alternatives possibles :

  • offres heures creuses classiques (2 tarifs journaliers fixes) ;
  • tarif bleu standard (sans segmentation quotidienne) ;
  • offres marché indexées ou forfaitaires proposées par les concurrents.

Checklist de décision actionnable :

  1. Calculez la consommation journalière en hiver (kWh) et la part en heures pleines.
  2. Estimez la capacité à décaler au moins 50 % des charges pilotables en heures creuses.
  3. Évaluez l’isolation : gains potentiels si isolation améliorée.
  4. Testez la prévision et les alertes pendant une saison pour mesurer l’effort requis.
  5. Comparez les économies potentielles à l’installation de dispositifs (thermostat, chauffe-eau pilotable).

Remarque culturelle : la gestion fine de l’énergie peut aussi rimer avec plaisir domestique ; choisir de préparer un bon café avant de lancer la machine la nuit transforme la contrainte en rituel agréable — pour en savoir plus sur les petites habitudes qui égayent la maison, voir une ressource inattendue qui parle de saveurs et bienfaits (les bienfaits du café).

En guise d’insight final : Tempo est un outil de pilotage puissant pour qui sait anticiper et investir dans la efficacité énergétique. L’option n’est ni « bonne » ni « mauvaise » par nature : elle est adaptée à certains profils très flexibles ou bien équipés, et moins à d’autres. Faire le calcul, tester et adapter reste la méthode la plus sûre.

Combien y a-t-il de jours rouges Tempo par saison et quand tombent-ils ?

Il y a exactement 22 jours rouges par saison Tempo (période administrative 1er septembre – 31 août), positionnés entre le 1er novembre et le 31 mars et uniquement en semaine, hors jours fériés.

Comment anticiper un jour rouge pour réduire la consommation d’énergie ?

S’abonner aux alertes officielles, utiliser un outil de prévision à plusieurs jours, programmer appareils et thermostat, et basculer les charges vers les heures creuses (22h-6h) permettent de réduire significativement le coût.

Est-ce que l’option Tempo est rentable pour un logement chauffé à l’électricité ?

Cela dépend du profil : si le foyer peut décaler une part importante des charges et améliorer l’isolation, Tempo peut être rentable. Un calcul précis et des tests sur une saison sont recommandés.

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