Que faire avec un pel de plus de 10 ans ?

découvrez des idées et conseils pratiques pour réutiliser, entretenir ou transformer un pel de plus de 10 ans afin d'en tirer le meilleur parti.

Un Plan Épargne Logement (PEL) qui dépasse la barre des 10 ans change de statut : les versements sont bloqués, les droits à prêt sont figés et la fiscalité peut évoluer selon la date d’ouverture. Cet état de fait soulève des questions concrètes : garder le PEL en sommeil pour profiter d’un taux garanti, clôturer et récupérer l’épargne pour la réorienter, ou transférer les droits à un proche ? Ce dossier passe au crible les options techniques, les conséquences fiscales et les scénarios pratiques avec des chiffres 2026, des exemples chiffrés et une checklist actionnable.

  • PEL = produit d’épargne réglementée avec phase d’épargne puis droit à prêt.
  • Après 10 ans, plus de versements ; conservation possible jusqu’à 15 ans pour les PEL postérieurs à mars 2011.
  • Clôturer signifie récupération de l’épargne mais perte définitive des droits à prêt.
  • Comparer le taux garanti du PEL avec les alternatives (livret, assurance-vie, comptes à terme) avant toute décision.
  • Optimiser le moment du retrait pour limiter l’impact de la fiscalité (PFU, prélèvements sociaux).

Que se passe-t-il techniquement quand un PEL dépasse 10 ans ? comprendre le mécanisme

Le sigle PEL désigne le Plan Épargne Logement, un produit réglementé combinant une phase d’épargne puis une possibilité d’accès à un prêt immobilier à taux préférentiel. La durée standard d’alimentation est de dix ans : passé ce cap, l’épargnant ne peut plus effectuer de versements nouveaux. Pour les PEL ouverts depuis le 1er mars 2011, le contrat peut toutefois être conservé jusqu’à 15 ans au total avant transformation automatique en compte sur livret (CSL). Cette règle implique que, techniquement, la relation contractuelle bascule : la mécanique de capitalisation des intérêts continue au taux garanti inscrit lors de l’ouverture, mais les droits à opération (versement) sont suspendus.

Définition technique : intérêts — somme versée en rémunération de l’épargne, exprimée en pourcentage annuel appliqué au capital. Exemple réel : un PEL ouvert en janvier 2015 au taux nominal de 2,50 % brut produit approximativement 2,07 % net avant imposition sur le revenu (prélèvements sociaux déjà appliqués). Si ce PEL atteint 10 ans en 2025, il continue à générer des intérêts au même taux jusqu’à 15 ans si conservé.

Précision procédurale importante : la conversion forcée en CSL au-delà de 15 ans (pour PEL post-mars 2011) entraîne la perte des droits à prêt acquis. Concrètement, si le détenteur d’un PEL ne souhaite pas perdre ces droits, il doit soit clôturer et mobiliser ces droits dans l’année qui suit (selon les règles), soit mettre en œuvre une stratégie de transmission ou de cession des droits. La réglementation impose aussi des distinctions selon l’année d’ouverture du PEL : pour les PEL ouverts avant 2018, les intérêts étaient exonérés d’impôt sur le revenu jusqu’à 12 ans, mais soumis aux prélèvements sociaux. Après la 12e année, les intérêts deviennent imposables sur le revenu en sus des prélèvements sociaux. Cette complexité fiscale doit être vérifiée case par case avec la date d’ouverture exacte.

Exemple chiffré pratique : Claire, personnage fil conducteur, a un PEL ouvert le 15 janvier 2015 au taux de 2,50 %. À son 10e anniversaire (15 janvier 2025), elle ne peut plus verser. Son capital s’élève à 28 000 € ; les intérêts annuels générés à 2,50 % brut font environ 700 €. Taxes sociales (17,2 %) déduites, l’effet net annuel avoisine 2,07 % soit ~580 € par an. Si Claire conserve le PEL jusqu’à 15 ans, elle préserve ce taux garanti ; si elle clôture et transfère le capital sur un placement rapportant 1,6 %, elle perd du pouvoir d’achat progressif. À l’inverse, si les taux du marché augmentent fortement, la conservation peut devenir moins attractive.

Limites et contraintes techniques : certains PEL ont une durée effective inférieure à 15 ans si des clauses de clôture anticipée ont été activées ou si des événements contractuels (non-renouvellement à une échéance initiale) se sont produits. Il est donc impératif de consulter le relevé de compte et les CG du contrat. Dernier point technique : la conservation du PEL au-delà de 10 ans ne permet pas de « renouvellement » des versements ni d’augmentation des dépôts, mais les intérêts restent capitalisés annuellement.

Phrase clé : comprendre la distinction entre taux garanti, période d’alimentation et période de conservation permet de décider rationnellement entre garder, clôturer ou céder les droits à prêt.

Conserver un PEL au-delà de 10 ans : avantages concrets et limites à considérer

Garder un PEL au-delà de dix ans n’est pas un réflexe neutre : c’est un calcul entre l’avantage d’un taux garanti et les contraintes de liquidité et de fiscalité. Le premier avantage est la stabilité : un PEL ouvert pendant une période de taux élevés (avant 2018, par exemple) continue à offrir un rendement contractualisé, souvent supérieur aux livrets réglementés actuels. Exemple réel : un PEL ouvert en janvier 2015 à 2,50 % produit encore en 2026 un rendement supérieur à de nombreux placements défensifs disponibles sur le marché.

Définition utile : taux garanti — taux d’intérêt fixé à l’ouverture du plan et conservé inchangé pendant la durée du contrat. Ce paramètre est fondamental pour comparer avec d’autres placements : si votre PEL affiche 2,5 % tandis que le meilleur compte à terme de 12 mois propose 3,8 %, il faut regarder la fiscalité et la liquidité avant de transférer les fonds.

Avantages de la conservation :

  • Maintien d’un taux acquis même si les rendements du marché baissent.
  • Possibilité d’accumuler encore des intérêts jusqu’à la conversion automatique (selon la date d’ouverture), sans risque de volatilité du capital.
  • Conservation des droits à prêt pendant une période limitée après clôture (modalités variables selon date d’ouverture).

Limites et risques :

  • Plus de versements possibles après 10 ans : impossible d’augmenter l’épargne sur le PEL.
  • Fiscalité évolutive : pour les PEL anciens, l’imposition sur le revenu peut s’appliquer après la 12ème année ; pour les PEL récents, le PFU peut s’appliquer dès la première année — ceci réduit le rendement net.
  • Risque d’obsolescence : si les taux du marché remontent significativement, le PEL peut devenir moins compétitif.
Lisez aussi  Comment choisir le meilleur revêtement pour sa maison

Exemple pratique chiffré : un PEL ouvert en janvier 2015 à 2,50 % avec 30 000 € de capital produira environ 750 € bruts/an. Après prélèvements sociaux (17,2 %), le gain net annuel se situe autour de 620 €. Si le détenteur envisage de transférer ce capital vers un contrat en euros à 3,2 % net, la décision peut pencher pour le transfert ; mais attention au traitement fiscal de la plus-value selon la date d’ouverture du PEL et au délai de disponibilité des fonds.

Étapes actionnables pour décider de conserver :

  1. Comparer le taux net du PEL avec le rendement net des alternatives (assurance-vie, livrets, comptes à terme).
  2. Vérifier la date d’ouverture pour connaître les règles fiscales (exonération éventuelle jusqu’à 12 ans).
  3. Estimer le besoin de liquidité : garder un PEL immobilise la capacité d’épargne future sur ce produit.
  4. Considérer la possibilité de céder les droits à prêt à un proche en cas d’inutilisation.

Contraintes pratiques : la banque peut transformer automatiquement le PEL en compte sur livret au terme maximal. Ce transfert se fait sans frais, mais entraîne la perte des droits à prêt. Il faut donc anticiper et décider avant cette échéance si le projet immobilier n’est pas encore en place. Conseil tactique : si le taux du PEL est supérieur au rendement net alternativement accessible et que la fiscalité ne pèse pas trop (ex. : PEL encore exonéré), la conservation passive est rationnelle.

Phrase clé : la conservation d’un PEL au-delà de dix ans est souvent justifiée si le taux garanti reste attractif après comparaison avec les placements nets et si aucun besoin immédiat de liquidité ne se profile.

Clôturer son PEL après 10 ans : conséquences fiscales et stratégie de retrait

La clôture d’un PEL est un acte anodin en apparence mais lourd de conséquences : elle entraîne le retrait immédiat des fonds, la perception des intérêts acquis et, surtout, la perte définitive des droits à prêt. Avant d’appuyer sur le bouton « clôturer », il convient de mesurer l’impact fiscal et de choisir le bon relai de placement pour réinvestir l’épargne libérée.

Définition fiscale : retrait — opération par laquelle l’épargnant récupère le capital et les intérêts accumulés sur le PEL. Les modalités fiscales qui s’appliquent au retrait diffèrent selon la date d’ouverture du plan : pour les PEL ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu jusqu’à 12 ans ; au-delà, ils sont imposés. Pour les plans plus récents, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % peut s’appliquer.

Conséquences précises :

  • Perte des droits à prêt : impossible de les récupérer ultérieurement.
  • Imposition des intérêts selon la durée et la date d’ouverture : PFU ou barème progressif plus prélèvements sociaux.
  • Disponibilité des fonds généralement rapide : traitement bancaire classique sous quelques jours ouvrés.

Tableau comparatif synthétique des options après clôture :

Critère Livret A / LDDS Assurance-vie en euros Compte à terme
Liquidité Immédiaire (immédiate) Souple (rachats) selon contrat Bloquée selon durée
Rendement net estimé ~3 % 2,5 % – 3,8 % 3,5 % – 4,2 % sur 12-24 mois
Fiscalité Prélèvements sociaux + impôt selon PFU Avantage après 8 ans Soumis au PFU

Exemple chiffré : retirer 50 000 € d’un PEL vieux de 11 ans (ouvert avant 2018) entraînera la perception des intérêts, mais ces derniers peuvent rester exonérés d’impôt sur le revenu jusqu’à 12 ans. Clôturer avant ce seuil peut donc être fiscalement neutre côté impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux resteront dus. Si la personne transfère ensuite ces 50 000 € vers une assurance-vie en euros offrant 3 % net, la différence de rendement cumulée sur 5 ans peut justifier la clôture immédiate.

Étapes pratiques pour un retrait optimisé :

  1. Vérifier la date d’ouverture et la conservation fiscale jusqu’à 12 ans.
  2. Calculer l’impact net après prélèvements sociaux et impôt selon le régime applicable.
  3. Comparer les alternatives de placement en tenant compte des frais d’entrée et des délais de disponibilité.
  4. Planifier le transfert vers le nouveau placement avant de clore pour éviter une période sans intérêt.

Conseil tactique : si le PEL offre un taux garanti supérieur à ce qui est disponible net après impôts sur les alternatives, il est souvent préférable de le conserver tant que la fiscalité ne pénalise pas lourdement le rendement. À l’inverse, si un produit fiscalement optimisé (assurance-vie relais) permet un gain significatif, la clôture peut être justifiée.

Utiliser les droits à prêt d’un PEL de plus de 10 ans pour financer un achat immobilier

Un des attraits du PEL est l’accès à un prêt immobilier aux conditions fixées à l’ouverture. Les droits à prêt (le montant maximal empruntable) se calculent en fonction des intérêts acquis et du montant versé. Exemple réel : selon les règles classiques, chaque tranche d’intérêts ou de versement multiplie les droits à prêt — schématiquement, 1 500 € d’épargne peuvent débloquer environ 10 000 € de prêt (valeur illustrative variable selon calculs contractuels).

Définition technique : droits à prêt — montant maximal de prêt dont l’épargnant peut bénéficier grâce au PEL, fixé par une formule liée au capital et aux intérêts accumulés. Ce montant est garanti au taux contractuel défini à l’ouverture.

Étapes pour mobiliser le prêt :

  1. Confirmer que le PEL a au moins 4 années de détention (condition d’accès minimale pour le prêt).
  2. Demander une simulation auprès de la banque qui calcule le montant exact du prêt et le taux applicable.
  3. Monter le dossier de financement en ajoutant l’apport personnel (épargne du PEL + autres apports).
  4. Valider l’offre de prêt dans les délais légaux (délai de réflexion, conditions suspensives).

Exemple concret : Paul a un PEL ouvert en 2014 avec 25 000 € d’épargne et 3 000 € d’intérêts cumulés. Sa banque calcule un droit à prêt autour de 170 000 € (chiffre à titre illustratif ; modalités exactes à vérifier), au taux fixé au moment de l’ouverture (ex. 2,7 %). Si les taux du marché en 2026 tournent autour de 3,5 %, ce prêt PEL peut présenter un avantage, surtout si l’on considère l’effet sur le coût total du crédit.

Lisez aussi  Découvrez les services professionnels de société générale pro

Transmission des droits : il est possible, dans certains cas prévus par la réglementation, de céder les droits à prêt à un membre de la famille (conjoint, enfants, petits-enfants selon conditions). Cette cession implique la clôture du PEL et le transfert du capital au bénéficiaire ; elle peut être un outil de transmission patrimoniale pour aider un proche à acheter sa résidence principale.

Limites et précautions :

  • Le prêt PEL est généralement réservé à l’acquisition de la résidence principale ou à des travaux ; conditions à vérifier selon la banque.
  • Les montants des prêts potentiels peuvent être plafonnés, et le calcul des droits diffère selon les années d’ouverture (règles variables).
  • Le taux du prêt est fixé à l’ouverture et peut être moins attractif que le marché si les taux ont fortement baissé depuis.

Ressource pratique : pour choisir un logement adapté à un financement PEL, il est utile d’anticiper les besoins en apport et de consulter des simulateurs de prêt. Voir aussi une ressource pour préparer un projet de logement adapté : choisir logement adapté.

Phrase clé : utiliser les droits à prêt d’un PEL de plus de 10 ans peut réduire considérablement le coût d’un achat immobilier si le taux fixé à l’ouverture est inférieur aux taux du marché, mais exige une simulation précise et une anticipation administrative.

Céder ou transférer un PEL : mode d’emploi, cas pratiques et limites

La cession des droits d’un PEL à un proche est une option parfois méconnue mais utile pour subventionner un projet immobilier familial. Quelle que soit la stratégie — cession des droits, transfert du capital, donation — la démarche implique des formalités bancaires et des conséquences fiscales. Le mécanisme le plus fréquent consiste à clôturer le PEL et à céder les droits à prêt acquis à une personne éligible (conjoint, enfant, petit-enfant), sous réserve des règles de la banque.

Définition pratique : cession des droits — transfert formel des capacités d’emprunt liées au PEL d’un titulaire vers un bénéficiaire admissible. Ce transfert requiert la clôture du plan et la signature d’actes bancaires spécifiques.

Cas pratique : Sophie souhaite aider son fils à acheter sa résidence principale. Son PEL est arrivé à 11 ans et dispose de droits à prêt substantiels. En accord avec sa banque, Sophie clôture le PEL et cède les droits à son fils. Le transfert est inscrit dans les conditions de prêt, et le fils pourra demander le prêt au taux garanti du PEL. Important : la cession oblige Sophie à récupérer le capital ; si elle souhaite soutenir financièrement sans céder les droits, d’autres options existent (donation, prêt familial), chacune avec ses propres conséquences fiscales.

Étapes administratives :

  1. Prendre rendez-vous avec le conseiller bancaire pour demander la cession des droits et préciser le bénéficiaire.
  2. Fournir les pièces d’identité et les justificatifs requis (lien de parenté, projet d’achat, etc.).
  3. Signer les documents de clôture du PEL et de cession : la banque enregistre l’opération et fournit les preuves écrites.
  4. Le bénéficiaire monte son dossier de prêt en incluant la preuve des droits à prêt cédés.

Précautions fiscales : la cession peut déclencher des mouvements patrimoniaux soumis à droits de donation selon le mode choisi (donation vs simple cession). Il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller fiscal pour estimer les impacts. Dans certains cas, la cession avant la 12ème année permet de bénéficier d’une imposition plus favorable sur les intérêts perçus.

Exemple de contention : transférer les droits à un petit-enfant peut sembler généreux, mais le calendrier compte : si la cession survient après la transformation en CSL, les droits seront déjà perdus. Anticiper le renouvellement ou la clôture du PEL devient donc essentiel pour préserver la valeur du transfert.

Ressource culturelle et financière : concilier projets patrimoniaux et loisirs culturels fait partie d’un horizon de vie équilibré — pour des idées d’accompagnement patrimonial et culturel, on peut consulter des ressources sur la vie culturelle à Montparnasse : galeries Montparnasse culture.

Phrase clé : la cession des droits d’un PEL est une option utile pour aider un proche, mais elle nécessite une préparation administrative et fiscale rigoureuse pour éviter les pertes de droits ou des coûts inattendus.

Alternatives à considérer après la clôture : où réinvestir l’épargne du PEL ? comparaison et cas pratiques

Libérer des fonds à la clôture d’un PEL ouvre un éventail de solutions : livrets réglementés, comptes à terme, assurance-vie, ou placements plus risqués en unités de compte. Le choix dépend du profil de risque, de l’horizon et de la fiscalité recherchée. Pour faire un choix informé, comparer le rendement net attendable et la disponibilité des fonds s’avère indispensable.

Définition : placement — instrument financier choisi pour fructifier un capital ; il se distingue par son profil risque/rendement et ses modalités fiscales. Exemple : un livret A est un placement sans risque, tandis qu’une assurance-vie en unités de compte assume un risque de marché.

Comparaison synthétique et exemples 2026 :

  • Livret A / LDDS : sécurité et liquidité immédiate. Taux indicatif en 2026 autour de 3 %. Idéal pour une réserve de précaution.
  • Compte à terme : rendement supérieur sur durées fixes (12-24 mois), avec parfois 3,5–4,2 % proposées par certaines banques.
  • Assurance-vie en euros : produit long terme, rendement net 2,5–3,8 % selon contrat, fiscalité avantageuse après 8 ans.
  • Unités de compte / actions : potentiel de performance supérieur sur le long terme, mais volatilité et risque de perte en capital.
Lisez aussi  Découvrez les trésors du british museum : un voyage au cœur de l'histoire

Exemple chiffré : 50 000 € retirés d’un PEL peuvent générer :

  1. Sur un livret A à 3 % : ~1 500 €/an brut.
  2. Sur un compte à terme à 4 % : ~2 000 €/an brut sur la période contractuelle.
  3. Sur une assurance-vie en euros à 3 % net : ~1 500 €/an net, avec bénéfice fiscal sur long terme.

Stratégie de réinvestissement selon profil :

  • Conservateur : portion en livret A pour liquidité + compte à terme pour rendement court terme.
  • Équilibré : assurance-vie en euros + unités de compte modérées pour diversification.
  • Agressif : allocation plus conséquente en unités de compte ou actions, avec horizon minimum 5–8 ans.

Conseil pratique : ne placer pas la totalité immédiate sur un unique produit. Fractionner en tranches (ex. 30 % liquide, 40 % assurance-vie, 30 % comptes à terme ou actions) permet de combiner sécurité et performance. Les simulateurs en ligne et l’accompagnement d’un conseiller permettent d’affiner ce dosage. Pour s’inspirer d’approches patrimoniales plus larges, on peut lire des ressources sur stratégies financières : devenir riche stratégies.

Phrase clé : choisir la bonne destination pour l’épargne libérée par un PEL nécessite d’équilibrer liquidité, rendement et fiscalité selon l’horizon et la tolérance au risque.

Fiscalité appliquée aux intérêts d’un PEL : comment optimiser l’impact fiscal

La fiscalité est souvent le facteur décisif dans la gestion d’un PEL ancien. Les règles sont hétérogènes selon l’année d’ouverture et la durée détenue. Pour faire simple, il faut distinguer prélèvements sociaux et impôt sur le revenu (ou PFU). Les prélèvements sociaux s’appliquent systématiquement aux intérêts (taux courant 17,2 %), tandis que l’imposition sur le revenu dépend du régime applicable au plan selon sa date d’ouverture et sa durée.

Définition fiscale : PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) — taux global de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) appliqué sur les revenus de capitaux mobiliers et gains, sauf option pour le barème progressif.

Règles pratiques :

  • PEL ouverts avant le 01/01/2018 : exonération d’impôt sur le revenu jusqu’à 12 ans ; au-delà, imposition selon le barème ou PFU selon choix du contribuable.
  • PEL ouverts après 2018 : PFU applicable selon les conditions, et prélèvements sociaux maintenus.
  • Clôture anticipée peut entraîner des recalculs de taux si le plan a moins de 2 ans au moment de la clôture.

Optimisations courantes :

  1. Retarder la clôture jusqu’à bénéficier d’un seuil d’exonération (ex. : atteindre 12 ans pour les anciens PEL).
  2. Utiliser des enveloppes fiscales avantageuses (assurance-vie) pour réinvestir rapidement une partie des fonds et bénéficier d’un abattement après 8 ans.
  3. Fractionner les retraits pour lisser l’impact fiscal sur plusieurs années si le besoin de liquidité le permet.

Exemple pratique : un PEL ouvert en 2014 qui atteint 12 ans en 2026 permet au titulaire d’éviter l’imposition sur le revenu des intérêts jusqu’à cette date. Fermer le plan avant la 12ème année revient souvent à payer davantage d’impôt. Dans ce cas, patienter quelques mois peut générer un gain net après impôts significatif, surtout pour des sommes supérieures à 20 000 €.

Phrase clé : synchroniser la date de retrait ou de clôture du PEL avec les seuils fiscaux (12 ans, date d’ouverture) et la stratégie de réinvestissement est une manœuvre souvent rentable.

Erreurs fréquentes et checklist pratique pour agir sur un PEL de plus de 10 ans

Plusieurs erreurs reviennent souvent lors de la gestion d’un PEL ancien : clôturer sans comparaison, négliger la fiscalité liée à la date d’ouverture, oublier la possibilité de céder les droits, ou placer immédiatement l’intégralité du capital sans diversification. La checklist suivante permet d’éviter ces pièges et de construire une décision structurée et pragmatique.

  • Erreur : fermer le PEL sans simuler le rendement net des alternatives. Toujours comparer le taux garanti du PEL et le rendement net après fiscalité des options de réinvestissement.
  • Erreur : ignorer la date d’ouverture. Les règles fiscales dépendent strictement de cette date.
  • Erreur : perdre de vue les droits à prêt. Ces droits ont une valeur économique concrète pour un projet immobilier.

Checklist actionnable :

  1. Vérifier la date d’ouverture et calculer l’âge exact du PEL en ans.
  2. Estimer le rendement net actuel du PEL après prélèvements sociaux et impôt éventuel.
  3. Simuler le gain potentiel en transférant vers assurance-vie, compte à terme ou livrets.
  4. Si un projet immobilier est envisagé, calculer la valeur des droits à prêt et le gain financier associé.
  5. Envisager une cession des droits à un proche si l’usage personnel n’est pas prévu.
  6. Fractionner le retrait si le post-placement nécessite de la liquidité immédiate et un rendement sur le moyen terme.
  7. Conserver les documents contractuels et demander une attestation de calcul des droits à prêt à la banque.

Anecdote illustrative : un couple a fermé précipitamment un PEL en 2019 pour placer les fonds sur un produit en vogue, puis a regretté la décision en 2021 lorsque les taux se sont stabilisés ; le coût d’opportunité a dépassé les frais de court terme. L’enseignement : toujours dresser un tableau comparatif et intégrer la fiscalité dans le calcul.

Phrase clé : agir sur un PEL de plus de 10 ans sans checklist, simulation et consultation bancaire, c’est naviguer à vue — la démarche structurée permet d’éviter les erreurs de timing et d’optimiser l’impact fiscal et financier.

Que se passe-t-il si on ne fait rien quand un PEL atteint 10 ans ?

Après 10 ans, il n’est plus possible d’alimenter le PEL. Il peut toutefois être conservé jusqu’à 15 ans selon la date d’ouverture ; au terme maximal il sera automatiquement converti en compte sur livret (CSL) et les droits à prêt seront perdus.

Faut-il clôturer un PEL pour bénéficier d’un meilleur rendement ?

Cela dépend : comparer le taux net du PEL (après prélèvements sociaux et impôt éventuel) avec les alternatives. Si un produit offre un rendement net supérieur et une fiscalité plus favorable à l’horizon visé, la clôture peut être justifiée.

Peut-on céder les droits à prêt d’un PEL à un membre de la famille ?

Oui, la réglementation permet la cession des droits à certaines personnes (conjoint, enfants, petits-enfants) sous conditions et en procédant à la clôture du PEL. Il faut vérifier les formalités auprès de la banque et les conséquences fiscales éventuelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut