Barème ik 2024 : comprendre les nouveautés et calculer vos indemnités kilométriques

En bref : le barème IK 2024 reprend les montants fixés en 2023, sans nouvelle hausse en 2024. Le calcul dépend de la puissance fiscale et de la distance parcourue à titre professionnel. Pour l’exonération de cotisations, l’employeur doit pouvoir justifier les déplacements et le véhicule utilisé. Les taux applicables aux véhicules entièrement électriques bénéficient d’une majoration de 20 %. Enfin, les trajets domicile-travail ne se confondent pas avec les missions professionnelles : le Forfait Mobilités Durables répond à une logique différente.

  • Un barème maintenu : les valeurs de 2023 ont été reconduites pour 2024.
  • Une formule à choisir selon le kilométrage annuel : les seuils ne s’additionnent pas comme des tranches d’impôt.
  • Des justificatifs nécessaires : motif, date, trajet, distance et caractéristiques du véhicule doivent être traçables.
  • Des règles distinctes selon le transport : voiture, motocyclette et cyclomoteur ont des tableaux spécifiques.
  • Une majoration électrique : elle concerne les véhicules entièrement électriques, sous réserve de pouvoir l’établir.
  • Un usage à distinguer : les indemnités kilométriques couvrent des déplacements professionnels, tandis que le FMD vise principalement les trajets domicile-travail.

Barème IK 2024 : ce qui a réellement changé pour les indemnités kilométriques

Le point marquant du barème IK 2024 tient surtout à l’absence de nouveau barème : les montants établis par l’arrêté du 27 mars 2023 ont été maintenus pour 2024. La mention d’une hausse de 10 % en 2024 prête donc à confusion. La revalorisation de 10 % correspond à l’évolution précédente, décidée en 2022, et non à une augmentation supplémentaire applicable aux remboursements de 2024.

Le barème sert à évaluer certains frais liés à l’usage d’un véhicule personnel lors de déplacements professionnels. Il prend en compte plus que l’essence : entretien, assurance, usure et dépréciation entrent dans la logique de l’évaluation forfaitaire. Il ne constitue cependant ni un montant automatiquement dû à chaque salarié, ni un tarif universel pour tous les trajets. Le déplacement doit répondre à un motif professionnel et être documenté.

Pour une entreprise, ce cadre facilite le remboursement des frais de déplacement sans devoir additionner chaque ticket de carburant et chaque facture de garage. Pour le salarié, il donne une méthode de calcul reproductible. La précision reste de mise : les sommes versées ne sont exonérées de cotisations sociales que si les conditions applicables sont respectées et si les justificatifs permettent d’établir la réalité de la dépense.

Les nouveautés fiscales 2024 sont donc à présenter avec mesure : il s’agit notamment de la confirmation du maintien des valeurs, et non d’une nouvelle hausse générale. Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale a confirmé cette reconduction le 19 avril 2024. Pour retrouver une présentation pratique du dispositif, consultez le guide sur l’indemnité kilométrique en 2024.

Une autre confusion fréquente consiste à assimiler indemnité et remboursement du carburant. Un versement calculé au kilomètre est une évaluation forfaitaire de frais liés au véhicule ; le remboursement d’un plein, lui, ne couvre pas automatiquement l’usure ou l’assurance. Verser uniquement le carburant tout en présentant la somme comme une indemnité kilométrique peut créer une incohérence en paie et en comptabilité. La règle pratique est simple : nommer correctement chaque remboursement et conserver la pièce qui justifie son objet.

La limite essentielle est celle du contexte : un déplacement entre deux établissements pour une mission n’est pas nécessairement traité comme le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail. Chaque situation doit être qualifiée avant le calcul. Le premier réflexe consiste donc à identifier la nature du trajet, avant même d’ouvrir une calculatrice.

Calcul des indemnités kilométriques : lire les formules sans les transformer en tranches

Le calcul des indemnités kilométriques repose sur deux données principales : la puissance fiscale du véhicule et la distance annuelle parcourue pour des motifs professionnels. La distance se note souvent « d » dans les tableaux officiels. Il faut ensuite sélectionner la formule correspondant au nombre total de kilomètres professionnels de l’année, et non additionner mécaniquement un tarif pour les premiers kilomètres puis un autre pour les suivants.

Cette précision évite une erreur assez répandue. Les seuils « jusqu’à 5 000 km », « de 5 001 à 20 000 km » et « au-delà de 20 000 km » désignent des plages permettant de choisir une formule. Dans le cas de la formule intermédiaire, le montant forfaitaire est calculé à partir du kilométrage total indiqué dans la formule. Il ne s’agit pas d’un système progressif où chaque kilomètre serait rémunéré dans une tranche distincte.

Exemple : une voiture de 4 CV parcourt 6 800 km professionnels dans l’année. La formule intermédiaire est (0,340 × d) + 1 330. Le calcul donne (0,340 × 6 800) + 1 330, soit 3 642 €. À l’inverse, pour une voiture de 7 CV parcourant 22 500 km, la formule de la dernière colonne donne 22 500 × 0,470, soit 10 575 €. Il ne faut pas ajouter à ce résultat une somme séparée pour les 5 000 premiers kilomètres.

Le tableau ci-dessous reprend les valeurs automobiles utilisées pour 2024. Il concerne les voitures particulières et ne doit pas être appliqué aux motos ni aux cyclomoteurs, qui disposent de leurs propres barèmes.

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 d × 0,470

Pour appliquer le barème correctement, un salarié peut suivre une séquence très simple :

  1. Rassembler les déplacements professionnels et écarter les trajets personnels ou domicile-travail qui relèvent d’un autre traitement.
  2. Vérifier la puissance fiscale sur les documents du véhicule, notamment le certificat d’immatriculation.
  3. Totaliser les kilomètres professionnels annuels, puis sélectionner la plage correspondante.
  4. Appliquer la formule à ce total et conserver le détail du calcul dans la note de frais ou l’outil comptable.

Un tableur bien paramétré suffit pour un petit volume de missions, à condition de contrôler l’année du barème et les cellules de formule. Un calculateur automatique peut faire gagner du temps, mais il ne sait pas toujours distinguer un déplacement professionnel d’un trajet personnel. Le bon calcul commence par des données exactes ; l’outil ne fait que les traiter.

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Puissance fiscale et kilométrage : exemple pratique avec une voiture de société personnelle

La puissance fiscale est une caractéristique administrative du véhicule, exprimée en chevaux fiscaux ou CV. Elle ne correspond pas directement à la puissance du moteur en chevaux mécaniques. Dans le barème automobile, elle sert à déterminer le coefficient applicable : deux véhicules parcourant la même distance peuvent donc produire des montants différents si leur catégorie fiscale diffère.

Prenons le cas de Nadia, technicienne de maintenance dans une PME fictive. Elle utilise sa voiture personnelle de 5 CV pour rejoindre des clients, puis revient à son établissement. Son relevé annuel fait état de 12 000 km de missions, hors trajets personnels. Le total entre dans la plage de 5 001 à 20 000 km. La formule correspondante est (0,357 × d) + 1 395, ce qui donne (0,357 × 12 000) + 1 395 = 5 679 €.

Ce résultat constitue une évaluation selon le barème, pas une autorisation de verser n’importe quelle somme sans preuve. Nadia doit pouvoir relier les kilomètres déclarés à des rendez-vous, des ordres de mission ou des interventions. L’employeur doit aussi vérifier que le véhicule concerné est bien celui utilisé et que la puissance fiscale déclarée correspond aux documents. Le montant peut être versé selon la périodicité définie par l’entreprise, par exemple chaque mois, avec régularisation si le kilométrage annuel prévisionnel s’écarte du réel.

Dans un service qui compte plusieurs techniciens, le détail du trajet est parfois plus utile que le total seul. Une note indiquant « déplacement client » sans date ni destination ressemble à une énigme comptable dont personne ne souhaite être le détective. À l’inverse, une ligne précisant la date, le site visité, le motif et la distance permet de vérifier rapidement la cohérence avec le planning d’intervention. Pour une présentation liée au métier, le contenu sur le salaire d’un technicien de maintenance peut aussi contextualiser les déplacements professionnels du secteur.

La limite à garder en tête concerne les trajets mixtes. Si une personne part de chez elle directement chez un client, la qualification du parcours peut dépendre des circonstances et des règles applicables à sa situation. Il ne faut pas inclure automatiquement toute la distance domicile-client comme frais professionnel sans examen. L’entreprise doit définir une politique cohérente, alignée sur les règles sociales et fiscales, et la faire appliquer de façon constante.

Un suivi mensuel évite de découvrir en décembre que les kilomètres annoncés dépassent largement les missions réellement planifiées. Une feuille partagée ou une application peut totaliser les trajets, mais une validation humaine reste utile : un aller-retour saisi deux fois ne devient pas professionnel par magie numérique. Un montant défendable est un montant calculé, relié à une mission identifiable et vérifiable.

Barèmes 2024 des motos et cyclomoteurs : choisir la bonne catégorie

Les deux-roues ne relèvent pas du tableau automobile. Le classement dépend notamment de la définition réglementaire du véhicule. Un cyclomoteur est généralement un deux-roues dont la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 45 km/h, avec les caractéristiques de cylindrée ou de puissance prévues par les textes. Une motocyclette dépasse les critères du cyclomoteur, par exemple avec une cylindrée supérieure à 50 cm³ pour un moteur thermique.

Pour les cyclomoteurs, le barème 2024 distingue trois plages de distance annuelle : jusqu’à 3 000 km, de 3 001 à 6 000 km, puis au-delà. Les formules sont respectivement d × 0,315, (d × 0,079) + 711 et d × 0,198. Ces valeurs doivent être utilisées pour un véhicule relevant bien de cette catégorie ; un scooter d’apparence compacte peut appartenir à une autre classe administrative. La carrosserie ne fait pas foi, même si elle a l’air convaincante sur une photo de profil.

Pour les motocyclettes, le montant varie également selon la puissance fiscale. À titre d’exemple, une motocyclette de 3, 4 ou 5 CV parcourant 2 500 km professionnels relève de la formule d × 0,468, soit 1 170 €. Si elle parcourt 5 000 km, la formule intermédiaire donne (5 000 × 0,082) + 1 158, soit 1 568 €. Au-delà de 6 000 km, la formule associée à cette catégorie devient d × 0,275.

Voici les repères principaux pour les véhicules deux-roues concernés :

  • Cyclomoteur : 0,315 €/km jusqu’à 3 000 km ; formule intermédiaire au-delà, puis 0,198 €/km au-delà de 6 000 km.
  • Motocyclette de 1 ou 2 CV : formules de 0,395 €/km, puis (0,099 × d) + 891, puis 0,248 €/km selon la plage.
  • Motocyclette de 3 à 5 CV : formules de 0,468 €/km, puis (0,082 × d) + 1 158, puis 0,275 €/km.
  • Motocyclette de plus de 5 CV : formules de 0,606 €/km, puis (0,079 × d) + 1 583, puis 0,343 €/km.

Une majoration de 20 % s’applique aux véhicules entièrement électriques. Pour les deux-roues, il faut néanmoins vérifier la catégorie et les caractéristiques enregistrées ; un modèle électrique ne doit pas être classé par intuition ou par ressemblance avec un scooter thermique. Les documents d’immatriculation et les caractéristiques techniques servent de base à la vérification.

La limite pratique est que les trajets effectués avec un deux-roues sont parfois moins bien documentés que ceux d’une voiture de service. Un carnet de route, un relevé de compteur ou un outil de suivi peut aider à établir la distance, mais le relevé GPS n’est pas une obligation universelle. La catégorie administrative du véhicule détermine le barème : mieux vaut la vérifier avant le premier remboursement.

Véhicule électrique : appliquer correctement la majoration de 20 %

Le barème prévoit une majoration de 20 % pour les véhicules entièrement électriques. Il s’agit d’augmenter le montant issu du calcul correspondant à la catégorie et à la distance, et non d’ajouter 20 centimes par kilomètre. Pour une voiture électrique de 7 CV ou plus parcourant 4 000 km professionnels, la base est 4 000 × 0,697, soit 2 788 €. Après majoration, le montant indicatif atteint 3 345,60 €.

Pour une voiture électrique de 5 CV et 12 000 km, la formule intermédiaire donne d’abord (0,357 × 12 000) + 1 395, soit 5 679 €. La majoration de 20 % porte ce résultat à 6 814,80 €. Le calcul doit rester cohérent avec le barème applicable et la nature du véhicule. La formule ne se transforme pas parce que le véhicule se recharge sur une borne plutôt qu’à domicile : la pièce déterminante est sa motorisation et son classement.

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La distinction entre électrique pur, hybride simple et hybride rechargeable mérite une vérification attentive. La majoration vise les véhicules électriques, et il ne faut pas l’étendre automatiquement à tout véhicule portant une prise de recharge ou une appellation commerciale écologique. Une carte grise, une fiche technique constructeur ou un document d’immatriculation peut permettre d’établir la catégorie. En cas de doute, le service paie ou le conseil comptable doit valider le traitement avant la mise en paiement.

Il faut également distinguer l’indemnité calculée au kilomètre du remboursement séparé d’une recharge. Le barème forfaitaire est destiné à évaluer les frais liés à l’usage du véhicule selon les règles applicables. Une entreprise ne devrait pas rembourser simultanément les mêmes coûts sous plusieurs formes sans vérifier le traitement et les justificatifs. Si une borne de recharge est fournie ou si certains frais sont pris en charge directement, la politique interne doit expliquer comment éviter les doublons.

Pour l’équipe RH, un contrôle léger peut être intégré à l’arrivée d’un nouveau véhicule dans le processus de remboursement : relever la motorisation, la puissance fiscale, l’immatriculation et la date de mise à jour des documents. Cette étape prend peu de temps et évite qu’un mauvais paramètre se répète sur douze bulletins. Un outil de notes de frais peut ensuite appliquer automatiquement la majoration, mais seulement si la fiche véhicule est correctement renseignée.

Les véhicules électriques ne rendent pas le dossier plus compliqué par nature ; ils ajoutent simplement un paramètre à tracer. La limite concerne surtout les catégories hybrides et les prises en charge mixtes. La majoration est un avantage de calcul, à condition de pouvoir démontrer que le véhicule entre bien dans le champ prévu.

Frais professionnels et justificatifs : éviter la requalification en salaire

Les frais professionnels remboursés peuvent être exclus de l’assiette des cotisations sociales lorsque leur réalité et leur montant sont justifiés conformément aux règles applicables. Pour les indemnités kilométriques, l’employeur doit notamment pouvoir établir le moyen de transport, la puissance fiscale, les distances, le motif professionnel et les trajets effectués. Une note de frais réduite à « voiture, beaucoup de kilomètres » manque d’un peu de précision pour rassurer un contrôle.

Une note exploitable indique la date, le lieu de départ et d’arrivée, le motif, la distance, le véhicule utilisé et, selon l’organisation, le nom du client ou la référence de mission. Les justificatifs peuvent inclure un ordre d’intervention, un agenda professionnel, une fiche de mission ou un relevé de déplacement. La conservation et l’archivage doivent suivre les obligations applicables à l’entreprise ; les éléments fournis évoquent une durée de trois ans pour les justificatifs sociaux, mais il convient de vérifier les délais pertinents selon la pièce et la réglementation concernée.

Le risque apparaît lorsque des sommes présentées comme des remboursements ne correspondent pas à des dépenses professionnelles établies. Elles peuvent alors être considérées comme un élément de rémunération, avec les conséquences sociales et financières associées. Les erreurs les plus courantes sont l’absence de détail sur les trajets, l’utilisation d’un barème inadéquat, une puissance fiscale erronée ou le cumul de remboursements couvrant deux fois la même dépense.

Une PME peut réduire ces risques avec une procédure simple, sans transformer chaque déplacement en enquête administrative. La demande est saisie par le salarié, contrôlée par le responsable opérationnel, puis validée par le service paie ou comptabilité. L’objectif n’est pas de multiplier les tampons, mais de vérifier que le déplacement a eu lieu, qu’il répond à un besoin professionnel et que le calcul correspond au barème retenu.

Les outils GPS et les applications de notes de frais peuvent améliorer la traçabilité. Ils restent des moyens facultatifs, qui doivent respecter les règles internes et le cadre applicable à la collecte de données. Une feuille de calcul avec champs obligatoires peut suffire à une petite équipe. Dans une société comptant des dizaines de déplacements quotidiens, une solution intégrée à la paie devient plus utile, car la saisie manuelle à grande échelle produit souvent des corrections en série.

Voici une checklist pratique à intégrer au processus :

  • vérifier la mission et son caractère professionnel ;
  • renseigner date, trajet, distance et motif ;
  • contrôler la puissance fiscale et la catégorie du véhicule ;
  • appliquer la formule correspondant au kilométrage annuel ;
  • archiver la note et les pièces permettant de justifier le déplacement ;
  • repérer les remboursements qui pourraient couvrir une même dépense deux fois.

La conformité repose moins sur un logiciel sophistiqué que sur une procédure constante, documentée et compréhensible par tous.

Forfait Mobilités Durables et indemnités kilométriques : ne pas confondre les trajets

Le Forfait Mobilités Durables, ou FMD, permet à l’employeur d’encourager certains modes de transport pour les déplacements domicile-travail, notamment le vélo, le covoiturage ou d’autres mobilités admises par les règles en vigueur. Les indemnités kilométriques, elles, servent à évaluer les frais liés à l’utilisation d’un véhicule personnel pour des déplacements professionnels. Les deux mécanismes peuvent coexister, mais ils ne couvrent pas le même usage.

Cette distinction évite de faire entrer un trajet quotidien domicile-bureau dans un calcul prévu pour une mission chez un client. Elle aide aussi l’entreprise à concevoir une politique de mobilité cohérente : barème kilométrique pour les déplacements professionnels justifiés, FMD pour certains trajets domicile-travail, et prise en charge des abonnements de transport selon les règles applicables. Les plafonds et conditions d’exonération du FMD peuvent évoluer selon l’année et les modalités de cumul ; les montants ne doivent donc pas être repris sans vérifier la réglementation correspondant à la période concernée.

Imaginons une société de services installée en centre-ville. Un salarié utilise son vélo pour venir au bureau et sa voiture personnelle pour visiter un client situé à 40 km. Le premier trajet peut relever d’un dispositif de mobilité domicile-travail, si les critères sont remplis. Le second relève potentiellement des frais professionnels et doit être documenté comme une mission. Une politique interne claire évite de demander au salarié de deviner quel formulaire convient à chaque déplacement, exercice qui n’est pas inscrit au programme d’intégration.

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Le FMD est aussi un outil de ressources humaines : il peut soutenir l’usage du vélo ou du covoiturage, réduire la pression sur le stationnement et accompagner une démarche environnementale. Son intérêt dépend toutefois de la situation des salariés. Dans une zone rurale mal desservie, un forfait vélo ne remplacera pas toujours une voiture ; dans un centre urbain, il peut répondre à un besoin concret et réduire les trajets motorisés courts.

Pour mettre en place une combinaison correcte, l’entreprise peut préciser dans une note de service les trajets couverts, les modes éligibles, les pièces demandées et les règles de cumul. Les déplacements professionnels doivent rester séparés des trajets domicile-travail dans les outils de déclaration. Si les salariés utilisent une application commune, des catégories différentes doivent être prévues afin que le traitement en paie ne dépende pas d’une interprétation improvisée à la fin du mois.

Une limite demeure : l’exonération du FMD et celle des indemnités kilométriques répondent à des cadres distincts. Le fait qu’un dispositif soit socialement attractif ne le rend pas automatiquement applicable à toutes les dépenses de déplacement. Le bon choix dépend d’abord de la destination et de l’objet du trajet, puis du mode de transport.

Déclaration d’impôts, choix des frais réels et suivi en entreprise

Le barème kilométrique peut intervenir dans le calcul des frais déductibles lors d’une déclaration d’impôts, notamment pour les contribuables qui choisissent la déduction des frais réels plutôt que l’abattement forfaitaire applicable aux traitements et salaires. Ce choix exige de comparer les frais professionnels réellement justifiables avec l’abattement forfaitaire et de conserver les éléments nécessaires au calcul. Il ne faut pas confondre la déduction fiscale du salarié et le remboursement de frais effectué par l’employeur : les deux opérations obéissent à des logiques liées, mais ne se substituent pas automatiquement l’une à l’autre.

Lorsqu’un employeur rembourse des déplacements professionnels dans les limites applicables et avec des justificatifs suffisants, le salarié ne peut pas traiter les mêmes dépenses comme s’il les avait intégralement supportées lui-même. La situation doit être déclarée conformément aux règles fiscales en vigueur et aux informations figurant sur les documents remis par l’employeur. Un contribuable qui opte pour les frais réels doit examiner l’ensemble de ses dépenses déductibles, pas seulement les kilomètres : repas, déplacements et autres frais peuvent entrer dans l’analyse sous conditions.

Le barème de 2024 est une référence historique pour des revenus ou remboursements relevant de cette année. En 2026, il ne faut pas l’utiliser automatiquement pour calculer des frais d’une autre année : le contribuable ou l’employeur doit vérifier le barème correspondant à la période concernée. L’année de la déclaration, l’année des revenus et l’année du barème peuvent facilement se mélanger, comme des dossiers papier dans un tiroir qui a perdu toute ambition d’organisation.

Pour les entreprises, le suivi annuel peut prendre la forme d’un rapprochement entre les notes de frais, les missions planifiées et les montants versés. Un contrôle trimestriel aide à repérer les doublons, les changements de véhicule ou une hausse anormale des distances. Une équipe de maintenance, par exemple, peut comparer les kilomètres déclarés aux interventions réellement affectées, sans exiger que chaque itinéraire soit identique à celui d’un GPS : les conditions de circulation et les détours autorisés varient.

Un outil numérique n’est pas une preuve absolue. Une trace GPS peut aider à reconstruire un parcours, mais elle ne démontre pas à elle seule le motif professionnel. À l’inverse, une note de frais précise et appuyée par un ordre de mission peut être plus utile qu’une carte très détaillée sans explication. Les entreprises peuvent aussi consulter une ressource consacrée au barème kilométrique 2024 ou aux frais kilométriques de 2024 pour cadrer leurs vérifications.

La meilleure optimisation n’est pas de maximiser artificiellement les kilomètres, mais de choisir le bon régime, d’écarter les trajets non admissibles et de garder une piste documentaire claire. Un calcul fiscal utile est un calcul cohérent avec l’année concernée, les frais réellement supportés et les remboursements déjà reçus.

Questions fréquentes sur le barème IK 2024 et les remboursements

Les cas les plus délicats concernent souvent le choix de la formule, la nature du trajet et la justification de la motorisation. Quelques repères permettent de traiter les demandes courantes sans confondre barème fiscal, remboursement employeur et dispositif de mobilité domicile-travail.

Pour un salarié qui utilise son véhicule personnel, la règle de prudence consiste à conserver une note de frais détaillée et à faire vérifier le barème de l’année concernée. Les situations particulières — véhicule hybride, trajet domicile-client, cumul de prises en charge — méritent une validation par le service paie ou un professionnel compétent.

Le barème IK 2024 a-t-il augmenté par rapport à 2023 ?

Non. Les valeurs établies par l’arrêté du 27 mars 2023 ont été maintenues pour 2024. La hausse de 10 % parfois associée à cette période concerne une revalorisation antérieure, pas une nouvelle hausse générale en 2024.

Faut-il additionner les premiers kilomètres séparément ?

Non. Les plages de kilométrage servent à choisir la formule applicable au total annuel. Par exemple, au-delà de 20 000 km, la formule de cette colonne s’applique au kilométrage total, sans ajouter un calcul distinct pour les premiers 5 000 km.

Quels justificatifs conserver pour les indemnités kilométriques ?

La note doit permettre d’identifier la date, le motif professionnel, le trajet, la distance et le véhicule utilisé. L’employeur doit aussi pouvoir vérifier sa puissance fiscale et la réalité des missions ; la durée d’archivage dépend des obligations applicables aux pièces concernées.

La majoration de 20 % concerne-t-elle les hybrides ?

La majoration prévue vise les véhicules entièrement électriques. Un véhicule hybride ne doit pas en bénéficier automatiquement : vérifiez sa catégorie et sa motorisation dans les documents du véhicule avant d’appliquer le taux majoré.

Peut-on cumuler FMD et indemnités kilométriques ?

Oui, lorsque les dispositifs concernent des trajets différents et que leurs conditions respectives sont respectées. Le FMD vise principalement certains déplacements domicile-travail, tandis que les indemnités kilométriques couvrent des missions professionnelles justifiées.

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